Préval veut s'engager dans la reconstruction et le développement durable
Le président René Préval a dévoilé hier les principaux axes de l'action de son gouvernement après le violent séisme du 12 janvier 2010.
Il soutient qu'il faut réaliser en même temps les processus de reconstruction et de développement afin d'éviter un nouvel échec. La reconstruction et le développement doivent être réalisés suivant le modèle de décentralisation explique le chef de l'état haïtien.
S'exprimant en créole, français et anglais, René Préval a indiqué aux journalistes qu'il entend favoriser la création d'entreprises dans les villes de province en vue d'empêcher la reconstruction de la " république de Port-au-Prince". De plus, il estime que la relance des activités touristiques et agricoles sont de nature à renforcer les économies des villes de province.
Le président haïtien annonce la réalisation de projets prévus avant la catastrophe du 12 janvier. Il met l'accent sur la nécessité de construire les tronçons de route Cayes – Jacmel et Gonaïves – Saint Marc etc… ainsi que des ouvrages d'art dans l'artibonite et le Nord Ouest. Faisant remarquer qu'on s'approche de la saison cyclonique M. Préval a insisté sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour éviter une nouvelle catastrophe.
Dans le même temps le gouvernement annoncera des dispositions pour freiner les constructions anarchiques. René Préval veut reconstruire différemment soulignant que de nombreuses maisons avaient été construites sur des terrains inappropriés.
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jeudi 28 janvier 2010
jeudi 14 janvier 2010
le blog d'IDet EDM
Entrepreneurs du Monde qui travaille avec plus de 5000 marchandes sur Port Au Prince et Initiative Développement viennent d'ouvrir un blog pour donner des infos sur leurs équipes 'EDM est toujours sans nouvelles de la plupart de ses équipes) et lancer un appel à dons
ID comme EDM ne sont pas des urgentistes, ils n'enverront pas d'équipes de sauveteurs pour fouiller les décombres ni de charter de nourritures.
Pour cela il existe des ONG urgentistes (Action contre la faim, La croix rouge, Médecin du monde...) qui réalise un travail formidable.
Mais, et l'expérience du tsunami il y a 5 ans l'a montré, dans trois semaines l'urgence sera finie, mais pas la précarité de 2 à 3 Millions de personnes qui auront tout perdus.
Dans le Nord Ouest comme dans le reste du pays on va assister à un exode massif, il va falloir accompagner les mairies dans le cadre des programmes de développement local pour recevoir cet afflux de personnes traumatisées et qui auront tout perdu.
Au niveau des marchandes accompagnées par EDM, il va s'agir tout d'abord d'apurer les dettes et de proposer des solutions d'accompagnement pour leur permettre de repartir (appui à la reconstruction, relance de leurs activités économiques...)
Voila beaucoup de gens veulent aider, il y a d'ores et déja un afflux massif et nécessaire pour gérer l'urgence, je pense qu'il ne faut pas non plus oublier l'avenir.
Et là... Il va y avoir du travail.
ID comme EDM ne sont pas des urgentistes, ils n'enverront pas d'équipes de sauveteurs pour fouiller les décombres ni de charter de nourritures.
Pour cela il existe des ONG urgentistes (Action contre la faim, La croix rouge, Médecin du monde...) qui réalise un travail formidable.
Mais, et l'expérience du tsunami il y a 5 ans l'a montré, dans trois semaines l'urgence sera finie, mais pas la précarité de 2 à 3 Millions de personnes qui auront tout perdus.
Dans le Nord Ouest comme dans le reste du pays on va assister à un exode massif, il va falloir accompagner les mairies dans le cadre des programmes de développement local pour recevoir cet afflux de personnes traumatisées et qui auront tout perdu.
Au niveau des marchandes accompagnées par EDM, il va s'agir tout d'abord d'apurer les dettes et de proposer des solutions d'accompagnement pour leur permettre de repartir (appui à la reconstruction, relance de leurs activités économiques...)
Voila beaucoup de gens veulent aider, il y a d'ores et déja un afflux massif et nécessaire pour gérer l'urgence, je pense qu'il ne faut pas non plus oublier l'avenir.
Et là... Il va y avoir du travail.
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séisme
mercredi 9 décembre 2009
la lettre de jean macoute

Deux jours après avoir creusé le puits à Jean Macoute, c'est un défilé ininterrompu autour du trou.
Les seaux sortent par dizaines...
Espérons que le débit restera constant.
La population de jean macoute nous a écrit pour demander au programme une intervention rapide pour assurer la sécurisation du puit.
ci dessus la copie de la lettre, il suffit de cliquer dessus pour l'avoir en grand.
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eau
lundi 7 décembre 2009
L'eau, l'eau est là!!!



Pour plagier kirikou.
Hier dimanche 6 décembre nous descendons à jean macoute avec l'ingénieur du projet Kenel Daniel et le bacoe loader, pour des fouilles prospectives.
En effet en creusant le carénage je suis tombé sur une source d'eau saumatre laissant supposer qu'il y a de l'eau dans la plaine.
Première tentative nous descendons à 5m40 (limite d'allonge du bras du bacoe) RIEN!!!
Deuxième tentative, 50 m au dessus du carénage.
Et là miracle à 3m80 de profondeur nous trouvons un petit filet d'eau courante et douce...
Il faut jusqu'à present plus d'une heure de marche pour aller chercher de l'eau.
Autant dire que cette découverte suscite bien des espoirs.
Il reste maintenant à confirmer le débit et la pérennité de la chose.
Une bien belle journée en tout cas.
Rendue possible par la présence d'engins permettant de faire des fouilles prospectives en très peu de temps (environ 45 minutes par trou).


mardi 1 décembre 2009
Le cinéma en plein air



Nouvelle application des centrales de charge, et de l'éclairage public.
A la veille de la journée mondiale du sida, nous organisons une petite soirée de sensibilisation.
Un Dj branche son système son, nous branchons un vidéo-projecteur et après une petite animation nous passons le film "bouki nan paradi".
Plus de 150 spectateurs se massent sur la place publique, à la fin de la soirée 1 Kwh a été dépensé.
Coût de la soirée: 500 Gourdes de location du système son, 250 Gourdes d'électricité, soit un peu moins de 15 €.
Une expérience à renouveler...
Nous réfléchissons avec la mairie à mettre en place un programme de cinéma en plein air une fois par mois. Une occasion pour celle ci de faire un peu de communication sur ses activités tout en proposant un programme ludique pour toutes et tous.
Plus de 150 spectateurs se massent sur la place publique, à la fin de la soirée 1 Kwh a été dépensé.
Coût de la soirée: 500 Gourdes de location du système son, 250 Gourdes d'électricité, soit un peu moins de 15 €.
Une expérience à renouveler...
Nous réfléchissons avec la mairie à mettre en place un programme de cinéma en plein air une fois par mois. Une occasion pour celle ci de faire un peu de communication sur ses activités tout en proposant un programme ludique pour toutes et tous.
vendredi 20 novembre 2009
A l'occasion du 500 ème visiteur
Un petit rappel sur les origines de ce blog et ses objectifs.
En février 2009, dans le cadre du programme de Développement Local de Bombardopolis, mené conjointement par l'ONG Haïtienne ADEMA (Ansanm pou yon Demen Miyò an Ayiti) et française ID (Initiative développement). Nous lançons le percement d'une route permettant d'accéder à la zone côtière.
Grande première sur la commune, nous faisons monter un bulldozer initialement prévu pour rester un mois et demi.
Un appel à don permettra de récolter près de 8000 € assurant un mois de présence supplémentaire et permettant de finir le percement.
Ce blog a donc au départ été créé pour permettre aux généreux donateurs de suivre l'avancement des travaux.
Progressivement le besoin s'est fait sentir de communiquer autour des autres réalisations du programme (l'élevage, l'électrification rurale, la pêche...). Il se veut également un espace d'échange. A l'occasion du 500 ème visiteur, n'hésitez pas à partager votre ressenti, proposer des améliorations.
mercredi 18 novembre 2009
Accroitre l'attractivité des communes
"Far west", "zone reculée", "zone oubliée"...
Le bas Nord Ouest est historiquement depuis des décennies considéré comme la zone la plus pauvre du pays.
Cette image de zone de misère a servi les intérêts de certains en légitimant des dizaines de campagne de distribution alimentaire (cette forme d'aide est l'une des plus propice aux détournements) et contribué à une stigmatisation durable.
Ainsi lorsqu'on discute avec des jeunes de la zone vivant à Gonaïves ou Port au Prince ils expliquent que le plus souvent ils cachent leurs origines par peur des moqueries.
Par ailleurs à l'exception de l'occasion de la fête patronale (le 04 Octobre), les loisirs sont rares si bien que de nombreux jeunes préfèrent s'exiler pour ne jamais revenir.
En ce sens un programme pilote tel que le projet d'électrification rurale peut contribuer à changer cette dynamique négative:
Le bas Nord Ouest est historiquement depuis des décennies considéré comme la zone la plus pauvre du pays.
Cette image de zone de misère a servi les intérêts de certains en légitimant des dizaines de campagne de distribution alimentaire (cette forme d'aide est l'une des plus propice aux détournements) et contribué à une stigmatisation durable.
Ainsi lorsqu'on discute avec des jeunes de la zone vivant à Gonaïves ou Port au Prince ils expliquent que le plus souvent ils cachent leurs origines par peur des moqueries.
Par ailleurs à l'exception de l'occasion de la fête patronale (le 04 Octobre), les loisirs sont rares si bien que de nombreux jeunes préfèrent s'exiler pour ne jamais revenir.
En ce sens un programme pilote tel que le projet d'électrification rurale peut contribuer à changer cette dynamique négative:
- Par un légitime sentiment de fierté pour une technologie de pointe et un processus innovant.
- Grâce à une campagne de communication positive (plusieurs délégations sont déja venues visiter les installations et plusieurs journalistes ont manifesté leur intérêt)
- Par l'accroissement des opportunités de loisir et de développement économique.
- Par la création d'emploi.
De plus dans le monde d'aujourd'hui, et particulièrement pour les jeunes, il est primordial d'offrir des services en phase avec le 21ème siècle faute de quoi les "kantè" (boat people pour miami) et l'exode rural resteront le principal objectif d'une majorité de la population.
mardi 10 novembre 2009
La lettre d'ID
ID a sorti sa lettre semestrielle sur le développement local.
C'est assez intéressant pour comprendre la démarche.
lettre ID ADEMA
C'est assez intéressant pour comprendre la démarche.
lettre ID ADEMA
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lundi 9 novembre 2009
Le projet recapitalisation caprine
Tout d'abord quelques petits rappels et informations pour mieux comprendre le projet de recapitalisation caprine:
En octobre 2008, une mission d'agronomes de l'ITECA (un organisme haïtien qui oeuvre depuis de nombreuses années dans le domaine de la formation) est venue faire un bilan des conséquences des cyclones et a proposé au PDLB un projet de recapitalisation caprine dont les étapes se décomposent comme suit:
Formation des APSA
Quarante APSA (Agents de Production et de Santé Animale) ont été formés entre janvier et Aout 2009. L'une des idées force dans le concept d'APSA est qu'ils ne sont pas de simples agents vétérinaires.
Ils ont été formés avant tout comme des techniciens de production, il est bien évident qu'une chèvre en forme a beaucoup moins de chance d'être malade qu'une chêvre rachitique et anémiée.
Le paradoxe généralement dans beaucoup de projets orientés santé animale est que l'agent vétérinaire n'a aucun intérêt à ce que les animaux soient en santé puisque son revenu est dépendant des maladies!!!
Les boucs:
Ce sont des animaux de race Boer, une race africaine importée depuis plusieurs années en Haïti et qui offre des caractéristiques de rusticité et de croissance tout à fait intéressantes.
Douze animaux 3/4 Boer ont été achetés et distribués à 12 APSA, ceux ci versent une redevance au projet chaque mois et font payer les saillies. Tous les 3 à 6 mois les boucs sont changés de zone pour éviter les risques de consanguinité.
Tous les issus mâles (au moins ceux du projet) seront castrés pour éviter une dilution génétique.


Les femelles:

De race locales, elles sont choisies pour leur qualités phénotypiques (à partir de critères de sélection visuels).
Chaque bénéficiaire reçoit trois chèvres, et bénéficie d'un crédit sur 18 mois (soit deux portées). La plus value génétique apportée par les croisements permet que les issus se vendent près de 50 % plus chers que les parents. Cela permet que le bénéficiaire puisse payer son crédit tout en bénéficiant d'une plus value importante.
Voila la théorie, nous reviendrons ultérieurement avec d'autres informations.
N'hésitez pas à poser toutes les questions qui vous passent par la tête pour m'aider à compléter.
- La zone côtière n'est qu'une petite partie du territoire communal, l'essentiel de la commune est constitué d'un plateau calcaire autour de 500 m d'altitudes soumis à un régime pluviométrique cahotique donc assez impropres à l'agriculture.
- Toutes ces activités s'inscrivent dans le cadre du Programme de Développement Local de Bombardopolis qui travaille en appui à la Mairie.
- L'élevage caprin est la principale activité économique avec la production de charbon.
- Bien mené un projet d'élevage caprin contrairement à une idée très répandue peut contribuer au renforcement du couvert végétal (nous y reviendrons)
- Dans le Plan de Développement Communal, l'élevage a été identifié comme une des activités économiques à plus fort potentiel de développement.
- Les cyclones de septembre 2008 ont entrainé la perte de plusieurs centaines de têtes de bétail.
- La race de caprin créole est extrèmement résistante, mais son potentiel de croissance est assez limité.
En octobre 2008, une mission d'agronomes de l'ITECA (un organisme haïtien qui oeuvre depuis de nombreuses années dans le domaine de la formation) est venue faire un bilan des conséquences des cyclones et a proposé au PDLB un projet de recapitalisation caprine dont les étapes se décomposent comme suit:
Formation des APSA
Quarante APSA (Agents de Production et de Santé Animale) ont été formés entre janvier et Aout 2009. L'une des idées force dans le concept d'APSA est qu'ils ne sont pas de simples agents vétérinaires.
Ils ont été formés avant tout comme des techniciens de production, il est bien évident qu'une chèvre en forme a beaucoup moins de chance d'être malade qu'une chêvre rachitique et anémiée.
Le paradoxe généralement dans beaucoup de projets orientés santé animale est que l'agent vétérinaire n'a aucun intérêt à ce que les animaux soient en santé puisque son revenu est dépendant des maladies!!!
Les boucs:
Ce sont des animaux de race Boer, une race africaine importée depuis plusieurs années en Haïti et qui offre des caractéristiques de rusticité et de croissance tout à fait intéressantes.
Douze animaux 3/4 Boer ont été achetés et distribués à 12 APSA, ceux ci versent une redevance au projet chaque mois et font payer les saillies. Tous les 3 à 6 mois les boucs sont changés de zone pour éviter les risques de consanguinité.
Tous les issus mâles (au moins ceux du projet) seront castrés pour éviter une dilution génétique.

Les femelles:

De race locales, elles sont choisies pour leur qualités phénotypiques (à partir de critères de sélection visuels).
Chaque bénéficiaire reçoit trois chèvres, et bénéficie d'un crédit sur 18 mois (soit deux portées). La plus value génétique apportée par les croisements permet que les issus se vendent près de 50 % plus chers que les parents. Cela permet que le bénéficiaire puisse payer son crédit tout en bénéficiant d'une plus value importante.
Voila la théorie, nous reviendrons ultérieurement avec d'autres informations.
N'hésitez pas à poser toutes les questions qui vous passent par la tête pour m'aider à compléter.
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mardi 28 avril 2009
La première visite du maire
Hier nous sommes descendus à Anse-à-Chatte avec Kamouest Norvellus, maire principal de Bombardopolis. Celui ci est originaire de la plate-forme et fut un des moteurs du projet de percement de la route ne ménageant pas sa peine surtout quand un certain nombre de conflits ont opposé le projet aux "propriétaires" des terrains traversés.
La visite est fort intéressante, une trentaine de personne s'assemble autour du maire pour une discussion à bâtons rompus. Le public ici est à 90% acquis à la cause, depuis deux cent ans qu'ils attendaient cette route, le maire qui en est à l'origine ne peut être accueilli qu'en héros.
En bon politicien il en profite donc pour capitaliser et envoyer quelques piques à ses adversaires.
La question politique est omniprésente dans le développement local, en effet aucun enracinement et aucune action durable n'est possible sans une étroite collaboration avec les Collectivités Territoriales.
Dans le cadre du PDLB, près de Deux millions de dollars canadiens sont injectés sur la commune pour avancer dans la mise en œuvre du Plan de Développement Communal. C'est à la fois peu compte tenu des besoins, et en même temps compte tenu de la petite taille de la commune, cela peut avoir un impact concret sur la vie des gens surtout si comme dans le cadre de l'opération Bulldozer on s'en sert comme d'un levier pour mobiliser d'autres fonds (privés, partenariat avec le ministère des travaux publics...)
Cet apport constitue forcément un capital politique pour les élus en place. C'est à la fois un fait qu'il convient d'entériner, mais également une contrainte. Le projet ne doit pas être inféodé aux Collectivités Territoriales, c'est pourquoi on appuie la mise en place de Comités de Développement, constitués de représentants de la société civile.
L'un des défis majeurs consiste à obtenir la titularisation d'un certain nombre de cadres de la mairie. En effet depuis 1986 (la chute des duvaliers) à chaque nouvelle élection (ou nomination selon les périodes), le nouveau maire remplace l'ensemble du personnel, et le précédent part généralement avec toutes les archives.
Le Ministère de l'intérieur travaille actuellement sur le dossier, un programme de formation diplomante vient d'être mis en place pour les caissiers-payeurs (comptables de la mairie) qui devrait aboutir à une fonctionnarisation. On croise les doigts.
La visite est fort intéressante, une trentaine de personne s'assemble autour du maire pour une discussion à bâtons rompus. Le public ici est à 90% acquis à la cause, depuis deux cent ans qu'ils attendaient cette route, le maire qui en est à l'origine ne peut être accueilli qu'en héros.En bon politicien il en profite donc pour capitaliser et envoyer quelques piques à ses adversaires.
La question politique est omniprésente dans le développement local, en effet aucun enracinement et aucune action durable n'est possible sans une étroite collaboration avec les Collectivités Territoriales.
Dans le cadre du PDLB, près de Deux millions de dollars canadiens sont injectés sur la commune pour avancer dans la mise en œuvre du Plan de Développement Communal. C'est à la fois peu compte tenu des besoins, et en même temps compte tenu de la petite taille de la commune, cela peut avoir un impact concret sur la vie des gens surtout si comme dans le cadre de l'opération Bulldozer on s'en sert comme d'un levier pour mobiliser d'autres fonds (privés, partenariat avec le ministère des travaux publics...)
Cet apport constitue forcément un capital politique pour les élus en place. C'est à la fois un fait qu'il convient d'entériner, mais également une contrainte. Le projet ne doit pas être inféodé aux Collectivités Territoriales, c'est pourquoi on appuie la mise en place de Comités de Développement, constitués de représentants de la société civile.
L'un des défis majeurs consiste à obtenir la titularisation d'un certain nombre de cadres de la mairie. En effet depuis 1986 (la chute des duvaliers) à chaque nouvelle élection (ou nomination selon les périodes), le nouveau maire remplace l'ensemble du personnel, et le précédent part généralement avec toutes les archives.
Le Ministère de l'intérieur travaille actuellement sur le dossier, un programme de formation diplomante vient d'être mis en place pour les caissiers-payeurs (comptables de la mairie) qui devrait aboutir à une fonctionnarisation. On croise les doigts.
samedi 4 avril 2009
L'historique, volume 1

Raconter dans le détail risque de prendre un peu de temps c'est pourquoi nous allons procéder par étape.
Etape 1: En 2006, l'ONG initiative Développement (ONG française présente dans le bas Nord Ouest d'Haïti depuis 1994), en partenariat avec ADEMA (ONG Haïtienne créée en 2005), démarre un Programme d'appui au Développement local (PADL) de deux communes du Bas Nord Ouest: Bombardopolis et Jean Rabel.
L'objectif premier est d'élaborer en concertation avec l'ensemble des acteurs locaux des Plans de Développement Communaux (PDC) qui permettront aux acteurs du développement local, sous le leadership des Collectivités Territoriales, d'harmoniser leurs interventions en les inscrivant dans une perspective globale.
En Janvier 2007, les PDC sont disponibles, ce qui coïncide avec l'entrée en fonction des nouvelles administrations communales.
Le PADL, concentre alors son intervention sur l'appui aux collectivités territoriales qui manquent cruellement de moyens et de compétences.
En Août 2007, l'opportunité se présente pour ID/ADEMA de présenter en partenariat avec la mairie de Bombardopolis, un projet de 90 Millions de Gourdes (environ 1.6 Millions d'Euros) pour la mise en oeuvre d'une partie des activités prévues dans le PDC.
Le temps de franchir les étapes du processus de sélection, le contrat sera signé le 17 juin 2008, pour une durée de 40 mois.
Pour plus d'info, consulter la page Développement local du site d'ID
www.id-ong.org
A bientôt
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on commence
Nous sommes le 04 Avril 2009

L'opération bulldozer est lancée depuis 15 jours déja.
Pour rappel il s'agit de permettre au bulldozer arrivé le 24 février 09 à Bombardopolis Haïti de rester un ou deux mois de plus.
Toutes les explications sont sur le site d'Initiative Développement:
www.id-ong.org
Avec ce blog, je m'efforcerai dans les prochaines semaines de rendre compte de l'avancement des travaux, de notre travail quotidien avec la mairie dans le cadre du Programme de Développement Local de Bombardopolis.
Je mettrai régulièrement quelques photos comme celles ci.
N'hésitez pas à questionner, à demander des précisions, à faire des propositions...
Ce blog ce veut ouvert à toutes et tous et propose modestement de raconter le quotidien d'une opération de "développement" dans un petit village d'Haïti.


L'opération bulldozer est lancée depuis 15 jours déja.
Pour rappel il s'agit de permettre au bulldozer arrivé le 24 février 09 à Bombardopolis Haïti de rester un ou deux mois de plus.
Toutes les explications sont sur le site d'Initiative Développement:
www.id-ong.org
Avec ce blog, je m'efforcerai dans les prochaines semaines de rendre compte de l'avancement des travaux, de notre travail quotidien avec la mairie dans le cadre du Programme de Développement Local de Bombardopolis.
Je mettrai régulièrement quelques photos comme celles ci.
N'hésitez pas à questionner, à demander des précisions, à faire des propositions...
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