Enfin une petite note positive une semaine après la réouverture "officielle" des classes dans l'ouest.
Ce matin j'ai vu tout plein de timouns en uniformes et le lycée pétion était plein.
On est encore très très loin de la rescolarisation de 100 % de la population scolaire mais c'est un progrès indéniable.
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lundi 12 avril 2010
vendredi 9 avril 2010
Casse tête éducatif
Tout d'abord un petit rappel sur le système scolaire haïtien:
Soit les communes de Saint Louis du Nord et Anse à Foleur, distante d'environ une heure de route:
La suite au prochain numéro...
- Le système est réparti en cinq tranches: Le préscolaire, les premiers deuxième et troisième cycle fondamentaux (qui vont jusqu'à la quatrième secondaire) et le nouveau secondaire (de la troisième à la terminale). L'enseignement fondamental est sensé doter les élèves d'un socle de connaissance de base. A moyen teme le fondamental devrait être enseigné dans des écoles "fondamentales" les lycées ne gardant que le "nouveau lycée".
- Le cursus scolaire est sanctionnée par 4 diplômes: Le certificat (fin de 6ème année fondamentale), le diplôme de fin de 9ème année fondamentale, la rhétorique et la philosophie (il y a deux bacs successifs comme jadis en France).
- 90 à 95 % de l'enseignement est privé et la qualité de l'enseignement y est extrêmement variable.
- Les écoles nationales et les lycées (bien que la situation soit là aussi assez contrastée) bénéficient généralement d'un qualité d'enseignement meilleure que dans les écoles privées. En revanche les classes y sont en sur effectifs (généralement plus de 80 élèves par classe avec des pics à 150) si bien que leur capacité d'accueil sont quasiment nulles.
- L'offre éducative est extrêmement variable d'une commune à l'autre tant qualitativement que quantitativement. Sur les 10 communes du département seul 3 (Port de Paix, Saint Louis du Nord et Jean Rabel) sont dotées d'un cursus complet (de la 1ère AF à la philo). Les "parents pauvres" sont: Anse à Foleur, La tortue, chansolme et Baie de Henne et Bombardopolis. La question de l'offre éducative est primordiale: en effet l'absence d'offre éducative complète entraine des flux migratoires précoces et nuit considérablement à l'implantation de cadres dans les zones concernées.
- Les bailleurs de fond traditionnels ne financent pas le secondaire (pour l'UNICEF par exemple un enfant ça s'arrête à 14 ans)
Soit les communes de Saint Louis du Nord et Anse à Foleur, distante d'environ une heure de route:
- La commune de Saint Louis offre un cursus complet: on y trouve le lycée de la Menais qui compte deux vacations (matin et après midi) et dont les résultats aux examens n'ont rien à envier à Port Au Prince, les collège sygma omega et philadelphie... La plupart des jeunes font donc leur scolarité complète à Saint Louis, leurs parents, assurés de pouvoir scolariser leur enfant restent donc sur la commune dont l'attractivité de l'offre scolaire est conforme à leurs besoins.
- Anse à Foleur en revanche ne compte qu'un lycée en vacation PM s'arrêtant à la seconde. Comme il est extrèmement difficile d'obtenir une place dans une bonne école (plus on arrive tard moins on de chance d'être accepté), la majorité des jeunes vont donc soit être déscolarisés après la neuvième (au mieux) soit partir pour saint louis, port de paix le cap ou port au prince dès la fin de la sixième année. On peut prédire sans grand risque de se tromper que ces jeunes partis à l'age de 10-12 ans ne remettront pas les pieds sur la commune. Il est d'ailleurs flagrant de constater que suite au rapatriement des rescapés c'est Anse à foleur qui a été confrontée aux problèmes sociaux les plus importants. Corollaire: les parents disposant d'un minimum de moyens ou de bagage intellectuel préféreront s'exiler pour accompagner la scolarité de leurs enfants.
La suite au prochain numéro...
vendredi 26 mars 2010
Rès Blok
Littéralement "morceau de parpaings"...
C'est ainsi que les écoliers de Bassin Bleu surnomment les enfants rescapés accueillis dans leurs écoles.
C'est charmant...
C'est ainsi que les écoliers de Bassin Bleu surnomment les enfants rescapés accueillis dans leurs écoles.
C'est charmant...
mercredi 17 mars 2010
A la demande d'une fidèle lectrice
Que nous saluons au passage...
la traduction (ou au moins une tentative si quelqu'un a mieux je suis preneur) de la blague racontée par gary victor
Pour mémoire:
Il y a cette blague qui court les rues : Satan, sidéré, muet de jalousie, regarde le spectacle de Port-au-Prince le matin du 13 janvier et dit, furieux, vexé : « Peyi sa a vire lòlòj moun ou pa ta sipoze ! Brother a pa ta bezwen rive nan sa m wè a pou l fè moun sou do m ! »
Traduction:
Gen blag sa kap kouri nan tout lari: Satan sezi, jalouzman pran l lè l gade spektak potoprens nan maten 13 janvye: "ce pays retourne même les gens que l'on aurait pas supposé! Brother (comprendre dieu) n'avait pas besoin d'en arriver à ça pour me faire une réputation (littéralement me faire des gens sur le dos)!
Sinon dans la série on en découvre des nouvelles tous les jours, je suis depuis deux jours à Saint Louis du Nord et suis tombé par hasard sur un phénomène semble-t-il assez massif. Près de 10% des élèves régulièrement scolarisés avant le 12 janvier n'ont pas réintégrés leurs classes après la reprise des cours mi février.
Autre phénomène inquiétant, dans les écoles privées (qui constitue le gros du bataillon des écoles de ce pays) plus personnes (ou presque) ne paye les frais de scolarité. Résultat de nombreuses écoles non subventionnées sont incapables de payer leurs professeurs.
Ben ça va pas simplifier les choses pour parvenir à l'objectif tout beau tout neuf de l'UNICEF: Scolariser tous les enfants d'Haïti à la rentrée 2010-2011. Résultat auquel on n'a jamais put parvenir depuis 50 ans et auquel vient s'ajouter la destruction de 40% des écoles de l'Ouest.
Préval a déja essayé la méthode Coué lors de sa rencontre avec Obama, l'UNICEF lui emboite le pas...
la traduction (ou au moins une tentative si quelqu'un a mieux je suis preneur) de la blague racontée par gary victor
Pour mémoire:
Il y a cette blague qui court les rues : Satan, sidéré, muet de jalousie, regarde le spectacle de Port-au-Prince le matin du 13 janvier et dit, furieux, vexé : « Peyi sa a vire lòlòj moun ou pa ta sipoze ! Brother a pa ta bezwen rive nan sa m wè a pou l fè moun sou do m ! »
Traduction:
Gen blag sa kap kouri nan tout lari: Satan sezi, jalouzman pran l lè l gade spektak potoprens nan maten 13 janvye: "ce pays retourne même les gens que l'on aurait pas supposé! Brother (comprendre dieu) n'avait pas besoin d'en arriver à ça pour me faire une réputation (littéralement me faire des gens sur le dos)!
Sinon dans la série on en découvre des nouvelles tous les jours, je suis depuis deux jours à Saint Louis du Nord et suis tombé par hasard sur un phénomène semble-t-il assez massif. Près de 10% des élèves régulièrement scolarisés avant le 12 janvier n'ont pas réintégrés leurs classes après la reprise des cours mi février.
Autre phénomène inquiétant, dans les écoles privées (qui constitue le gros du bataillon des écoles de ce pays) plus personnes (ou presque) ne paye les frais de scolarité. Résultat de nombreuses écoles non subventionnées sont incapables de payer leurs professeurs.
Ben ça va pas simplifier les choses pour parvenir à l'objectif tout beau tout neuf de l'UNICEF: Scolariser tous les enfants d'Haïti à la rentrée 2010-2011. Résultat auquel on n'a jamais put parvenir depuis 50 ans et auquel vient s'ajouter la destruction de 40% des écoles de l'Ouest.
Préval a déja essayé la méthode Coué lors de sa rencontre avec Obama, l'UNICEF lui emboite le pas...
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