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lundi 7 décembre 2009

L'eau, l'eau est là!!!







Pour plagier kirikou.
Hier dimanche 6 décembre nous descendons à jean macoute avec l'ingénieur du projet Kenel Daniel et le bacoe loader, pour des fouilles prospectives.
En effet en creusant le carénage je suis tombé sur une source d'eau saumatre laissant supposer qu'il y a de l'eau dans la plaine.
Première tentative nous descendons à 5m40 (limite d'allonge du bras du bacoe) RIEN!!!
Deuxième tentative, 50 m au dessus du carénage.
Et là miracle à 3m80 de profondeur nous trouvons un petit filet d'eau courante et douce...
Il faut jusqu'à present plus d'une heure de marche pour aller chercher de l'eau.
Autant dire que cette découverte suscite bien des espoirs.
Il reste maintenant à confirmer le débit et la pérennité de la chose.
Une bien belle journée en tout cas.
Rendue possible par la présence d'engins permettant de faire des fouilles prospectives en très peu de temps (environ 45 minutes par trou).








mardi 1 décembre 2009

calculer le bilan carbone

L'ONG Électriciens sans frontières, vient de sortir un petit logiciel pour calculer l'impact climatique d'un projet d'électrification. Le document est téléchargeable ici
Une initiative extrêmement intéressante de la part d'une organisation qui réalise de nombreux projets d'électrification solaire ou éolien à travers le monde.
Avec en plus la volonté de partager leurs connaissance.
J'ai a plusieurs reprise rencontré l'un de leurs bénévole, Hubert Pasquier qui investit beaucoup de son temps pour faire avancer plusieurs projets sur le pays.

mercredi 18 novembre 2009

L'électrification thermique

Ne nous attardons pas ici sur les aspects environnementaux, je vous invite à consulter les nombreux sites dédiés au bilan carbone du KWH thermique. (891/Kwh selon le lien suivant) Sans parler du bruit, du coût d'acheminement du carburant dans une zone isolée...

Les avantages:

  • Le coût d'investissement dans une génératrice thermique est relativement faible.
  • Il est possible de disposer d'une réserve de puissance importante.
  • La production n'est pas dépendante des aléas climatiques.
  • La technologie est relativement bien maitrisée, il est possible de trouver des réparateurs localement.
  • Le coût de production du KWH reste pour le moment inférieur aux autres sources d'énergie disponibles.

Les inconvénients:

  • Une génératrice nécessite la mise en place d'un réseau
  • Ce type d'électrification n'est possible que dans des zones d'habitat concentré compte tenu des coûts de mise en réseau. Or à Bombardopolis plus de 80 % de la population habite en milieu rural.
  • A moins d'installer des compteurs il est impossible de facturer aux utilisateurs les KWH réellement consommés.
  • Ce type d'électrification rend difficile la gestion séparée des différents usages de l'énergie.
  • Le coût de revient du KWH est extrèmement variable en fonction de la consommation réelle (le rendement des génératrices n'est optimum qu'à partir d'un certain pourcentage du potentiel de production)
  • La facturation par ampoule telle que pratiquée fréquemment ne prend pas en compte les usages réellement gourmands en énergie tels que les fers à repasser. Par ailleurs elle encourage une utilisation énergivore (pourquoi éteindre une ampoule si on ne paye pas plus cher?)
  • Ce type d'électrification basée sur une approche sociale ne permet pas de répondre aux besoins économiques de la zone (3 ou 4 h de courant par soir)
  • Les utilisateurs sont dépendants de la disponibilité en énergie indépendamment de leurs moyens et de leurs besoins.
Paradoxalement, on constate que ce type d'électrification ne bénéficie réellement qu'aux personnes qui ont les moyens d'investir dans des structures couteuses de stockage et de production d'énergie (onduleur, batteries, génératrice)

A ce jour, en Haïti à ma connaissance aucune expérience d'électrification thermique d'une commune de troisième catégorie n'a réussi. Je suis preneur de témoignage inverse.

Et pourtant on trouve dans presque chaque commune une génératrice hors d'usage qui a jadis assuré un service pendant quelques semaines ou quelques mois.

Sans compter le fait que les réseaux sont toujours fait à l'arrache avec des fils inadaptés et des branchements approximatifs.

La dernière expérience en date à Bombardopolis remonte au début de l'année. Malgré les démarches de la mairie, le sénateur a installé 3 micro-génératrice avec une dizaine d'ampoules accrochées à des arbres et des fils passant de branches en branches.
Le système a fonctionné trois jours...
Coût annoncé: 1 Million de gourdes. Pour le même prix on aurait put installer 7 lampadaires solaires d'une durée de vie de 5 ans (le cout de renouvellement des batteries après 5 ans s'élevant à moins de 200 000 gourdes)

lundi 9 novembre 2009

Quand les cabris contribuent au reboisement


Voici texto et brut de décoffrage une citation de mon ancienne prof de Zootechnie gisèle Alexandre spécialiste mondiale du Caprin créole. Elle répondait à une question de ma part sur les types de fourrage les plus adaptés:

"il faut se demmerder avec les arbustes fourragers !!! regardes ce que tu as dans la région (glyricidia, leucaena, erythrina , même des trucs locaux et aussi avec utilisation de sous-produits de cultures canne à sucre, banane, patates ..., l'arboriculture fruitière ) cela marche très bien avec les chèvres , et on assiste à un paradoxe , où grâce aux chèvres (réputées pour être dévastatrices pour les arbres (quand et parce que elles sont mal managées!!) où on peut relancer la replantation d'arbres dans des zones en crise de déforestation (Très bon exemple au Costa-Rica et autres Cuba et plus !!!) beaucoup de travaux des latino là-dessus nous (avec des modules pour stabulation y compris rudimentaire où les animaux sont nourris à base de feuillages et autres soiu-produits et où leur fumier sert aux cultures !!) on ne l'a pas fait mais on a des projets sur systèmes totalement intégrés entre polyculture, agroforesterie et animaux (le cabri est très intéressant!!mais les autres aussi et sont complémentaires cochons, lapins, moutons ...) ) il y a beaucoup à dire !! on a de très bons contacts avec un "génie" de la chose qui le pratique chez lui en Colombie et l'a pratiqué au Vietnam Reg PRESTON"

Que dire de plus!!!
Même si pour le moment les chèvres sur la piste de la zone côtière se sont surtout attaquées sérieusement aux magnifiques petits pieds de flamboyant que nous avions semés...

Pour aller plus loin plus d'infos là:

http://www.cipav.org.co

vendredi 9 octobre 2009

La protection environnementale

Un certain ingénieur de ma connaissance avait envoyé un message attirant notre attention sur les aspects environnementaux et la pérennité de la route notamment en cas de pluie.
Alors voici quelques éléments de réponse:
La végétalisation:
Des deux côtés de la route sur les 6 Km de pente nous avons semés à 50 cm d'intervalles des pieds de flamboyants qui ont presque tous levés.
Pour mémoire un flamboyant en fleur ça ressemble à ça:


Les nôtres pour le moment ressemble plutôt à ça:
Cette végétalisation permettra à moyen terme une stabilisation des talus en plus de l'ombrage et de l'aspect esthétique (en guadeloupe' ah oui et puis aussi dans kirikou il existe la route des flamboyants qui à la saison des fleurs est absolument magnifique).

Le gabionnage et les murs secs

Un gabion c'est une cage grillagée que l'on remplit de roches pour stabiliser des talus.
Nous en avons implanté une cinquantaine dans les zones les plus sensibles (cf photos ci dessous)





















Les murets de pierre sèche ou seuils sont intégrés dans les nombreuses ravines que traverse la route. Il permettent de ralentir la force de l'eau et de retenir les alluvions en amont de celle ci.


Les canaux de contour.

Il seront bientôt creusés par le bacoe loader (le quoi? patience on vous dit), ils permettent de récolter les eaux d'écoulement le long de la route et de les canaliser vers des exutoires pertinents. Nous en reparlerons dans un prochain message. Toutes les traversées de la route se font grâce à des cassis en pierre sèche ou béton.