Affichage des articles dont le libellé est Piste d'accès à la zone côtière. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Piste d'accès à la zone côtière. Afficher tous les articles

vendredi 20 novembre 2009

A l'occasion du 500 ème visiteur
























Un petit rappel sur les origines de ce blog et ses objectifs.

En février 2009, dans le cadre du programme de Développement Local de Bombardopolis, mené conjointement par l'ONG Haïtienne ADEMA (Ansanm pou yon Demen Miyò an Ayiti) et française ID (Initiative développement). Nous lançons le percement d'une route permettant d'accéder à la zone côtière.

Grande première sur la commune, nous faisons monter un bulldozer initialement prévu pour rester un mois et demi.

Un appel à don permettra de récolter près de 8000 € assurant un mois de présence supplémentaire et permettant de finir le percement.

Ce blog a donc au départ été créé pour permettre aux généreux donateurs de suivre l'avancement des travaux.

Progressivement le besoin s'est fait sentir de communiquer autour des autres réalisations du programme (l'élevage, l'électrification rurale, la pêche...). Il se veut également un espace d'échange. A l'occasion du 500 ème visiteur, n'hésitez pas à partager votre ressenti, proposer des améliorations.

Les derniers articles sont consacrés à un sujet qui me tient particulièrement à coeur: l'électrification solaire. Je risque de m'y égarer dans des méandres technologiques, n'hésitez pas à poser des questions.

lundi 9 novembre 2009

beaux dimanches à Bombardo


Dimanche 8 novembre
Je me lève à 6 h, je descend à Anse-à-chatte.
Après avoir fait le plein je monte sur le bacoe-loader (c'est facile ça se conduit comme un téléscopique) et c'est parti pour jean macoute. Une petite demie heure de pratique sur la partie tracto et c'est bon je peux commencer à bosser efficacement.
En cours de route je retape les quelques endroits où la pluie a fait des dégâts, je récupère du remblais sur la plage pour mettre dans les zones boueuses.
Une journée de bonheur intégrale!!!
En plus en cours de route un petit crachin me gratifie d'un magnifique arc-en-ciel.
Vers 16 h 30 j'arrive à jean macoute, je consacre une petite heure au carénage (je reste planté dans la boue deux fois). Une bonne centaine de spectateurs attendent désespérément que je me plante.
Puis je reprends la route pour anse à chatte et j'arrive chez moi vers 9 h du soir.
Epuisé mais heureux.

lundi 26 octobre 2009

Le rouleau

Quand on remblaie il faut compacter.
On a donc loué un petit rouleau vibrant que voici conduit de main de maître par notre directrice:

Bon vous en avez peut être un peu marre de n'entendre parler que de bulldozer, de bacoe loader de rouleaux et autres gros engins...
Dans les prochains messages nous parlerons des autres projets.
PS: Merci célia pour ton message de soutien

lundi 12 octobre 2009

Le bacoe loader



Egalement appellé dans la langue de molière un tracto-pelle.
Accompagné d'un petit rouleau vibrant dont nous parlerons dans un autre message, il est venu remplacer notre valeureux bulldozer.
Son arrivée fut aussi épique que celle du Bulldozer puisque le camion chargé de l'amener à cette fois capoté à plus de 40 km de Bombardopolis (contre 30 km la dernière fois). Il fallait charger le rouleau dans un petit camion et donc construire une rampe en terre. Bref tout ce petit matériel mis une trentaine d'heure pour faire Bombardopolis Port Au Prince!!!
La routine quoi.
Le Bacoe loader va nous permettre:
  • De creuser les canaux de contours permettant la collecte et le drainage des eaux de pluies.
  • De préparer les remblais et de les charger dans les camions.
  • D'étaler les remblais sur la route
  • De modeler les talus surplombants la route de façon à éviter les risques d'éboulements.
  • De finaliser le carénage.

Le rouleau pour sa part permettra de compacter les remblais et d'éviter ainsi leur lessivage à la prochaine pluie.

vendredi 9 octobre 2009

La protection environnementale

Un certain ingénieur de ma connaissance avait envoyé un message attirant notre attention sur les aspects environnementaux et la pérennité de la route notamment en cas de pluie.
Alors voici quelques éléments de réponse:
La végétalisation:
Des deux côtés de la route sur les 6 Km de pente nous avons semés à 50 cm d'intervalles des pieds de flamboyants qui ont presque tous levés.
Pour mémoire un flamboyant en fleur ça ressemble à ça:


Les nôtres pour le moment ressemble plutôt à ça:
Cette végétalisation permettra à moyen terme une stabilisation des talus en plus de l'ombrage et de l'aspect esthétique (en guadeloupe' ah oui et puis aussi dans kirikou il existe la route des flamboyants qui à la saison des fleurs est absolument magnifique).

Le gabionnage et les murs secs

Un gabion c'est une cage grillagée que l'on remplit de roches pour stabiliser des talus.
Nous en avons implanté une cinquantaine dans les zones les plus sensibles (cf photos ci dessous)





















Les murets de pierre sèche ou seuils sont intégrés dans les nombreuses ravines que traverse la route. Il permettent de ralentir la force de l'eau et de retenir les alluvions en amont de celle ci.


Les canaux de contour.

Il seront bientôt creusés par le bacoe loader (le quoi? patience on vous dit), ils permettent de récolter les eaux d'écoulement le long de la route et de les canaliser vers des exutoires pertinents. Nous en reparlerons dans un prochain message. Toutes les traversées de la route se font grâce à des cassis en pierre sèche ou béton.



ouh la la

Bon ben y serait sérieusement temps de donner des nouvelles...
Le dernier message datant du 12 mai il s'est forcément passé pas mal de chose depuis.
Ben oui quand même.
Notre Bull après quelques mois chez nous et pas mal de pannes est finalement reparti la semaine dernière sa mission accomplie (enfin presque il nous restait 10 jours de location pour des fignolages)
La générosité des donateurs de l'opération bull a permis d'arriver à bout du percement ce qui ne fut pas une mince affaire.
22 Km c'est long... et une fois arrivé dans la plaine les problèmes ne faisaient que commencer.
En effet le terme plaine est quelque peu usurpé dans la zone côtière dont le relief ressemble beaucoup plus à une succession de ravines qu'à Waterloo.
Le 29 juillet finalement il est arrivé à Jean Macoute.
En aout il a consacré une quinzaine de jours aux travaux préparatoires de percement d'un carénage: abri pour les bateaux en cas de cyclone. Puis à des travaux de fignolage.
Malheureusement par la suite les ennuis mécaniques se sont quelques peu accumulés et nous avons du faire nos adieux à bubulle et son opérateur qui laisse beaucoup d'admiratrices dans son sillage.

jeudi 14 mai 2009

On avance


On est à mi chemin du bateau échoué, lui même à mi chemin de la plate-forme.
Au niveau de notre projet on a encore un mois de bulldozer, les trois semaines supplémentaires grâce à la générosité de 78 personnes ne seront pas de trop pour parvenir à Jean Macoute.
En fait il a fallu retourner à plusieurs endroits pour faire des déviations la pente s'étant avérée trop forte à l'usage.
Il a enfin fait une petite pluie (2 ou 3 mm) la première depuis le 18 Novembre. Le problème de la sécheresse à Bombardopolis est vraiment dramatique et semble s'aggraver avec les années. La pluviométrie annuelle varie de 300 à 800 mm selon les années et il peut parfois faire plus de 6 mois sans pluies.
Je n'ai pas put mettre de nouvelles plus tôt en raison d'un séjour prolongé à Port au Prince consacré à l'élaboration d'une demande de financement UE, puis d'une panne d'internet.
A bientôt

mardi 28 avril 2009

La première visite du maire

Hier nous sommes descendus à Anse-à-Chatte avec Kamouest Norvellus, maire principal de Bombardopolis. Celui ci est originaire de la plate-forme et fut un des moteurs du projet de percement de la route ne ménageant pas sa peine surtout quand un certain nombre de conflits ont opposé le projet aux "propriétaires" des terrains traversés.La visite est fort intéressante, une trentaine de personne s'assemble autour du maire pour une discussion à bâtons rompus. Le public ici est à 90% acquis à la cause, depuis deux cent ans qu'ils attendaient cette route, le maire qui en est à l'origine ne peut être accueilli qu'en héros.
En bon politicien il en profite donc pour capitaliser et envoyer quelques piques à ses adversaires.
La question politique est omniprésente dans le développement local, en effet aucun enracinement et aucune action durable n'est possible sans une étroite collaboration avec les Collectivités Territoriales.
Dans le cadre du PDLB, près de Deux millions de dollars canadiens sont injectés sur la commune pour avancer dans la mise en œuvre du Plan de Développement Communal. C'est à la fois peu compte tenu des besoins, et en même temps compte tenu de la petite taille de la commune, cela peut avoir un impact concret sur la vie des gens surtout si comme dans le cadre de l'opération Bulldozer on s'en sert comme d'un levier pour mobiliser d'autres fonds (privés, partenariat avec le ministère des travaux publics...)
Cet apport constitue forcément un capital politique pour les élus en place. C'est à la fois un fait qu'il convient d'entériner, mais également une contrainte. Le projet ne doit pas être inféodé aux Collectivités Territoriales, c'est pourquoi on appuie la mise en place de Comités de Développement, constitués de représentants de la société civile.
L'un des défis majeurs consiste à obtenir la titularisation d'un certain nombre de cadres de la mairie. En effet depuis 1986 (la chute des duvaliers) à chaque nouvelle élection (ou nomination selon les périodes), le nouveau maire remplace l'ensemble du personnel, et le précédent part généralement avec toutes les archives.
Le Ministère de l'intérieur travaille actuellement sur le dossier, un programme de formation diplomante vient d'être mis en place pour les caissiers-payeurs (comptables de la mairie) qui devrait aboutir à une fonctionnarisation. On croise les doigts.

vendredi 24 avril 2009

Le transport des drums

Comme je l'avais dit dans un message précédent le bull consomme environ 45 Gallons (170 litres) de carburant par jour. Compte tenu de l'éloignement et de la vitesse de déplacement de l'engin (3 à 4 kilomètres heures), il faut donc créer des dépots de carburant et les déplacer environ toutes les semaines.
Chaque drum pesant un peu plus de 200 Kilos, on peut en mettre 3 dans le land cruiser, aujourd'hui il y en avait 16 à trimballer sur deux kilomètres, soit 5 aller/retour et 5 opérations de chargement/déchargement.
Avant les gars soulevaient carrément le drum pour le mettre dans la bagnole. Maintenant grace à mes supers sangles on a un peu simplifier les opérations.
Pour répondre aux mauvaises langues sachez que quand je ne filme pas je participe activement aux opérations.


La première arrivée au village (la preuve par la vidéo)

Vous excuserez la qualité de l'image mais faire des vidéos avec un téléphone tout en conduisant un Land cruiser sur une piste pas encore finie c'est pas facile.
Ce document est quand même historique, c'est la première voiture à arriver à ce village (si on excepte un missionnaire il y a une vingtaine d'année qui avait fait aménager à la main un passage pour son 4x4.)

On est à Anse à Chatte


La preuve par l'image!!!
Le bull est arrivé hier soir et moi ce matin.
Le plus dur est fait, il reste une quinzaine de kilomètres mais maintenant c'est de la plaine (enfin presque...)

mardi 14 avril 2009

Le bull en action

Le développement local à Bombardopolis c'est aussi ça!

L'arrivée au bulldozer

Au fond la mer...
On approche.

lundi 13 avril 2009

message du maire de Bombardopolis

Histoire de camion



Un bulldozer c'est bien, mais ça pompe près de 150 litres par jour.
Nous avons donc commandés un camion pour nous amener 20 futs de gazole au pied du bulldozer.
Il est arrivé vendredi matin et s'est courageusement lancé sur la nouvelle route.
A la descente, tout s'est bien passé, mais à la remontée (cf photo ci joint) il n'a pas pu remonter à cause des remblais non stabilisés.
Cela va se régler avec le temps et les pluies, mais pour le moment, bien que les pentes ne soient pas très forte (autour de 10% quand même), le volume de remblais poussé par le bulldozer empêchait le camion d'adhérer à la route.
Résultat il a fallu attendre le dimanche matin et le retour de l'opérateur qui était rentré dans sa famille sur Port au Prince pour que le bulldozer pousse le camion et le fasse remonter.
Du coup ça a permis de bien voir les endroits qui posent problème et le bulldozer en a profité pour repasser un petit coup.

lundi 6 avril 2009

chose promise






chose due voici quelques photos du village de la plate forme.
Ici les gens vivent de la pêche (évidemment), de l'élevage (des centaines de chèvres vivent en liberté au milieu des cactus se nourrissant d'arbustes épineux) du charbon (produit à partir des dits arbustes) et du transport maritime.
Paradoxalement de nombreuses marchandises sont moins chères dans les villages côtiers que sur le plateau en raison du caractère bon marché du transport maritime.
D'où l'intérêt du percement de la route d'accès pour permettre de diminuer le coût des marchandises sur le plateau.
Il restera à organiser la filière.
A court terme, on réfléchit également au démontage du bateau échoué par la population locale, au cours du jour de la ferraille, il vaut près de 150 000 €.
Un projet d'appui à la filère pêche et transport maritime a également été déposé auprès de quelques bailleurs de fonds, il s'agirait de diminuer la pression sur les ressources coralliennes par l'implantation de Dispositif Concentrateurs de Poissons (DCP) sorte d'amalgame de végétaux et autres débris situé à quelques miles des côtes qui attirent les gros poissons venus du large (pélagiques).
L'implantation de ce genre de dispositif suppose une action à tous les niveaux de la filière:
- Amélioration du matériel de pêche, la plupart des canots étant de trop petite dimension pour se rendre sur un DCP.
- Amélioration de la conservation du poisson, la taille des prises nécessitant la mise en œuvre d'opération de séchage ou de conservation sur glace.
- Recherche de nouvelles filières de commercialisation.

dimanche 5 avril 2009

La photo du jour


Aujourd'hui c'est dimanche, foin de long discours, mais une petite photo qui rend assez bien compte de l'ampleur des travaux.
Si tout va bien, demain soir on arrive à la mer.
On aura fait près de 500 m de dénivelé sur une longueur de 7 kilomètres.
A ma prochaine visite je tacherai de mettre deux photos rendant compte de l'avant après passage du Bull.
C'est fou comme dans ce métier on découvre beaucoup de chose qu'on ignorait totalement avant...
De l'agro-sociologie au percement de routes le chemin n'est pas évident, mais on s'habitue à tout.