vendredi 9 octobre 2009

Le carénage



Il s'agit donc de percer un abri de 30 m*10 m d'environ 2 m de profondeur pour permettre la mise à l'abri des bateaux en cas de cyclones.
Pour mémoire lors des cyclones de 2008, 14 bateaux ont été drossés à la côte dont 4 se sont révélés irréparables.
Le bulldozer a fait le plus gros et nous finirons au bacoe-Loader (au quoi? patience patience vous en saurez plus très bientôt...)
voila quelques photos de premiers travaux

les photos

AMAZANN: ce bateau échoué depuis 1992 n'est plus qu'une ruine qui sert de refuge aux poissons.
La fameuse arrivée à anse-à-chatte que les fidèles abonnés du blog connaissent bien.
Heu la je sèche, il y a rien qui ressemble plus à une "patte-tortue" qu'une autre "patte-tortue".
"Face à la mer..."
voila un petit aperçu de la route sur l'ensemble de son parcours.

ouh la la

Bon ben y serait sérieusement temps de donner des nouvelles...
Le dernier message datant du 12 mai il s'est forcément passé pas mal de chose depuis.
Ben oui quand même.
Notre Bull après quelques mois chez nous et pas mal de pannes est finalement reparti la semaine dernière sa mission accomplie (enfin presque il nous restait 10 jours de location pour des fignolages)
La générosité des donateurs de l'opération bull a permis d'arriver à bout du percement ce qui ne fut pas une mince affaire.
22 Km c'est long... et une fois arrivé dans la plaine les problèmes ne faisaient que commencer.
En effet le terme plaine est quelque peu usurpé dans la zone côtière dont le relief ressemble beaucoup plus à une succession de ravines qu'à Waterloo.
Le 29 juillet finalement il est arrivé à Jean Macoute.
En aout il a consacré une quinzaine de jours aux travaux préparatoires de percement d'un carénage: abri pour les bateaux en cas de cyclone. Puis à des travaux de fignolage.
Malheureusement par la suite les ennuis mécaniques se sont quelques peu accumulés et nous avons du faire nos adieux à bubulle et son opérateur qui laisse beaucoup d'admiratrices dans son sillage.

jeudi 14 mai 2009

On avance


On est à mi chemin du bateau échoué, lui même à mi chemin de la plate-forme.
Au niveau de notre projet on a encore un mois de bulldozer, les trois semaines supplémentaires grâce à la générosité de 78 personnes ne seront pas de trop pour parvenir à Jean Macoute.
En fait il a fallu retourner à plusieurs endroits pour faire des déviations la pente s'étant avérée trop forte à l'usage.
Il a enfin fait une petite pluie (2 ou 3 mm) la première depuis le 18 Novembre. Le problème de la sécheresse à Bombardopolis est vraiment dramatique et semble s'aggraver avec les années. La pluviométrie annuelle varie de 300 à 800 mm selon les années et il peut parfois faire plus de 6 mois sans pluies.
Je n'ai pas put mettre de nouvelles plus tôt en raison d'un séjour prolongé à Port au Prince consacré à l'élaboration d'une demande de financement UE, puis d'une panne d'internet.
A bientôt

mardi 28 avril 2009

La première visite du maire

Hier nous sommes descendus à Anse-à-Chatte avec Kamouest Norvellus, maire principal de Bombardopolis. Celui ci est originaire de la plate-forme et fut un des moteurs du projet de percement de la route ne ménageant pas sa peine surtout quand un certain nombre de conflits ont opposé le projet aux "propriétaires" des terrains traversés.La visite est fort intéressante, une trentaine de personne s'assemble autour du maire pour une discussion à bâtons rompus. Le public ici est à 90% acquis à la cause, depuis deux cent ans qu'ils attendaient cette route, le maire qui en est à l'origine ne peut être accueilli qu'en héros.
En bon politicien il en profite donc pour capitaliser et envoyer quelques piques à ses adversaires.
La question politique est omniprésente dans le développement local, en effet aucun enracinement et aucune action durable n'est possible sans une étroite collaboration avec les Collectivités Territoriales.
Dans le cadre du PDLB, près de Deux millions de dollars canadiens sont injectés sur la commune pour avancer dans la mise en œuvre du Plan de Développement Communal. C'est à la fois peu compte tenu des besoins, et en même temps compte tenu de la petite taille de la commune, cela peut avoir un impact concret sur la vie des gens surtout si comme dans le cadre de l'opération Bulldozer on s'en sert comme d'un levier pour mobiliser d'autres fonds (privés, partenariat avec le ministère des travaux publics...)
Cet apport constitue forcément un capital politique pour les élus en place. C'est à la fois un fait qu'il convient d'entériner, mais également une contrainte. Le projet ne doit pas être inféodé aux Collectivités Territoriales, c'est pourquoi on appuie la mise en place de Comités de Développement, constitués de représentants de la société civile.
L'un des défis majeurs consiste à obtenir la titularisation d'un certain nombre de cadres de la mairie. En effet depuis 1986 (la chute des duvaliers) à chaque nouvelle élection (ou nomination selon les périodes), le nouveau maire remplace l'ensemble du personnel, et le précédent part généralement avec toutes les archives.
Le Ministère de l'intérieur travaille actuellement sur le dossier, un programme de formation diplomante vient d'être mis en place pour les caissiers-payeurs (comptables de la mairie) qui devrait aboutir à une fonctionnarisation. On croise les doigts.

7242.50 €

Soit plus de 9 000 USD soit près de trois semaines de location supplémentaire.
Voici le bilan presque final de l'opération Bulldozer.
Grand grand grand merci de Bombardopolis dans son ensemble, ID et ADEMA aux 78 donateurs.
Sachant que dans quatre semaines (ce que nous permet le budget du programme) on sera tout juste arrivé à Jean Macoute. Ce délai supplémentaire va nous permettre de fignoler le travail et de consacrer une ou deux semaines à l'amélioration des autres routes de la commune et tout particulièrement de l'axe Baie de Henne Bombardopolis qui est la route principale d'accès à la commune.
Encore une fois merci.

vendredi 24 avril 2009

N'oubliez pas de participer à l'enquête


Merci de répondre à la petite enquête sur le côté.
Pour la peine vous avez le droit à une petite photo et demain je vous raconte la mission d'exploration pêche avec le consultant en ressources halieutiques.

La question du petit nicolas...

Rien à voir avec le président je vous rassure (on choisit pas son prénom...)
"je suis actuellement à Tataouine (t'es où d'ailleurs nicolas?) et je ne rentre que début mai et j'ai pas encore envoyé mon chèque c'est trop tard?"
Réponse: Non mon petit, On avait choisi le 15 Avril 2009 et surtout de le mettre sur le Powerpoint pour éviter que le message ne finisse en Hoax qui tourne pendant 10 ans sur toutes les boites mails de la planète. Le bull est assuré de rester à Bombarde dans le cadre de notre programme encore au moins un mois, et un mois de plus au moins grâce à la générosité des uns et des autres.
Il est donc encore possible de faire un don.
Mais si tu veux faire plus vite tu peux toujours faire un don direct sur le site d'Initiative Développement

Le transport des drums

Comme je l'avais dit dans un message précédent le bull consomme environ 45 Gallons (170 litres) de carburant par jour. Compte tenu de l'éloignement et de la vitesse de déplacement de l'engin (3 à 4 kilomètres heures), il faut donc créer des dépots de carburant et les déplacer environ toutes les semaines.
Chaque drum pesant un peu plus de 200 Kilos, on peut en mettre 3 dans le land cruiser, aujourd'hui il y en avait 16 à trimballer sur deux kilomètres, soit 5 aller/retour et 5 opérations de chargement/déchargement.
Avant les gars soulevaient carrément le drum pour le mettre dans la bagnole. Maintenant grace à mes supers sangles on a un peu simplifier les opérations.
Pour répondre aux mauvaises langues sachez que quand je ne filme pas je participe activement aux opérations.